Terrorisme dans le TGV-Est Européen
Hier, un appel du Tageblatt m'apprend que le plan Vigipirate est renforcé car 5 iraniens, dont 4 connus des services de sécurité, auraient annoncé vouloir déposer un engin explosif dans le train reliant le TGV Luxembourg-Paris ou le Luxembourg-Bâle. La préfecture de Metz me confirme que l'information lui a été donnée par une source "étrangère". Et d'ajouter qu'en fin de compte on ne connaît pas bien la nature de la menace. J'interroge le service "communication" (sic) de la SNCF qui me dit qu'il ne fera aucune communication. A quoi sert-il alors ? J'apprend par un biais que la SNCF a donnée consigne à ses agents de se taire. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je me rends alors en gare de Metz ou j'interroge le chef de gare. Celui me répond… qu'il n'a rien à me dire et que cela ne l'intéresse pas. C'est le genre de personnage qui, s'il avait été à Tchernobyl lorsque la centrale a eut un petit souci, m'aurait dit la même chose. Je me dirige alors sur le quai un "gilet rouge" préposé à donner des renseignements aux voyageurs pour les grands départs en vacances. C'est souvent des étudiants ou des saisonniers. Je l'interroge finement en lui demandant pourquoi il y avait des contrôles renforcés… <<C'est à cause de l'attaque terroriste. Il y a un risque pour les TGV>>, me répond placidement le préposé. Et voilà, il suffisait de demander à la base… qui visiblement n'avait pas été invité au briefing.