Nathalie Griesbeck veut redonner une âme à Metz

Publié le par JPC

Nathalie Griesbeck se présente aux élections municipales de Metz face à Dominique Gros (PS), Emmanuel Lebeau (Metz2007.com), Marie-Jo Zimmermann (Divers droite) et peut-être aussi devant son Pygmalion, l'actuel maire Jean-Marie Rausch.

Nathalie Griesbeck veut donc devenir maire et se présentera à Metz. Elle s'affiche centriste (depuis toujours) mais à ce jour se lance dans la bataille sans l'investiture du Modem sous lequel elle est présente pour ses autres mandats (député européen et conseiller général). Signe de distance ? Ce qui est sûr c'est Jean-Marie Cavada annoncé avec trompettes et orgue était absent le soir de l'annonce de candidature. Cette annonce de candidature fut faite en gare de Metz "symbole d'ouverture sur l'Europe, de mobilité et de réseaux" dit-elle. C'est ici une jolie remise en perspective de ce monument messin construit par les allemands pour déverser ici dans un minimum de temps un maximum de soldats. Cela relève donc subtilement ce site dont Maurice Barrès disait pourtant qu'il "ressemblait à un gros pâté effondré" (sic).

L'âme de Metz
Quoi qu'il en soit, Nathalie Griesbeck, très offensive, notait qu'elle voulait se battre d'abord pour les messins. Choses qu'elle avait toujours faites dans le passé au sein de la municipalité messine puisqu'elle était encore première-adjointe de J-M Rausch jusqu'en 2004. Mais elle met aujourd'hui des distance avec l'actuel locataire de l'hôtel de ville : <<Il est grand temps que Metz retrouve sa place dans le réseau des grandes cités. Depuis quelques années, Metz s'est endormie et a été étouffée par des gens qui sont resté trop longtemps au pouvoir (J-M Rausch est maire de Metz depuis 1970. Ndlr), confondant leur ville et leur chose, voire, qui ont fait de leur ville leur chose ! Je suis une femme libre, dynamique et européenne. Ma candidature traverse les tendances politiques de la droite et de la gauche. Je veux replacer l'homme au centre de mes préoccupations. Je veux redonner à Metz sa dimension humaine loin des chantiers homériques aux coûts pharaoniques>>. Nathalie Griesbeck pointe ici, entre autre, le futur centre Pompidou et par ce rappel aux coûts dignes des pharaons de l'ancienne Égypte, sous-tend que ce site pourrait-être aussi le tombeau politique de l'ancienne génération des élus locaux dont le premier d'entre eux. <<Je crois plutôt aux services de proximité et veut créer à Metz les conditions favorables à la rencontre et à la mobilité. Metz doit retrouver son âme ; son âme et sa flamme ; sa flamme et son cœur !>> s'exclame-telle tonique.

Libre et sans allégeance
Mais, au passage, elle n'hésite pas à tacler rudement ses concurrents. Le maire en premier : <<Être responsable politique, être maire, ce n'est pas, une fois élu, se calfeutrer dans sa tour d'ivoire, insensible et sourd aux attentes et aux mutations d'un monde qui bouge et qui change>>. Pour sa part et par goût, elle préfère aller à la rencontre de l'autre, être à l'écoute, favoriser le débat. Pour ce qui est de Marie-Jo Zimmermann, là aussi les distances sont plus que marquées : <<Tout nous différencie. Rien ne nous est commun. Moi je suis brune et elle est une blonde. Elle n'a pas du tout le même parcours que moi. Moi, l'investiture que je désire est celle des messins et pas d'untel ou untel. Elle a toujours été un peu la marionnette de Monsieur Masson. De mon côté, je ne suis pas la marionnette de qui que ce soit>>. Elle ajoute : <<Moi j'ai choisi de rester une femme libre sans compromissions et sans allégeances>>.

Bientôt une équipe
Interrogée sur sont équipe, qu'elle dévoilera plus tard, elle la définie déjà comme étant "multiple, riche de ses différences, représentative de tous les Messins et de tous les quartiers ; une équipe mêlant expérience et sang neuf". Côté équipe justement, sa communication sera prise en charge par Ralph Lombard (ex-dirigeant de Lombard & associés ; une agence de publicité qui vient de clore son activité). Par contre, le conseiller régional Thierry Jean (Modem), ne fera pas partie de son équipe du fait d'une brouille avec elle. Il nous dit : <<Élue il y a une génération à la mairie de Metz, elle va enfin nous livrer sa vision de la ville… Pour ma part, je pense que le Modem doit être représenté à ces municipales, mais il est encore trop tôt pour vous dire si je serais candidat>>. Pour sa part, concernant la tonalité de ces élection, Nathalie Griesbeck souhaite une campagne municipale digne et respectueuse des femmes et des hommes qui s'y engageront tout comme de leurs idées.

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Publié dans jpcpresse

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