Des daims mosellans atterrissent chez Brigitte Bardot
Pas moins de 34 daims de la base aérienne de Frescaty sont aujourd'hui pris en charge par la fondation Brigitte Bardot. Contactée en 2010 par les autorités de la base aérienne de Metz Frescaty, située à Marly, pour gérer plusieurs dizaines de daims en semi-liberté, la fondation Brigitte Bardot va prendre en charge 34 daims dont l'armée de l'air ne savait plus quoi faire. Les daims mâles n'en sont tout de même pas sorti indemne.
Les animaux vivaient sur le site de l’armée depuis 1995 au sein du mess des officiers entouré d'un grand par cet qui se reproduisaient sans contrôle. Devant faire face à la fermeture de la base prévue en juillet 2012, le Commandant Bertrand souhaitait trouver une solution "humaine" (sic) pour les animaux. La fondation Brigitte Bardot a décidé de relever ce défi en y mettant des moyens. Ainsi un parc d’accueil a été entièrement financé par la fondation en Bretagne afin d’accueillir une vingtaine de daims. Un 2e parc d’accueil a été aussi trouvé dans le Loiret pour accueillir en pension une vingtaine d’autres daims. Trois opérations, entièrement financées par la fondation, en octobre et décembre 2011 puis début mars 2012, ont été nécessaires pour capturer plus d’une trentaine de daims au fusil hypodermique avec l’aide de cinq sapeurs-pompiers.
Une vétérinaire spécialisée dans la faune sauvage a identifié, pucé, vacciné, vermifugé et testé pour la brucellose tous les individus ; les mâles ont été vasectomisés, afin d’éviter toute reproduction… On se rappelle du scandale de l'âne de Brigitte Bardot, lui aussi castré et qui avait fait scandale en son temps. Allons-nous vers une nouvelle polémique ? C'est à voir. Quoi qu'il en soit, les trois transports effectués par une société spécialisée vers les deux sites d’accueil ont également été financés par la fondation Brigitte Bardot. Cette fondation tient par contre à féliciter tous les acteurs engagés dans ce sauvetage et espère que cette réussite servira d’exemple à toutes les personnes qui pensent que l’extermination des animaux est la seule solution envisageable.
Jean-Pierre COUR