À la hussarde
Selon le ministre français de la Défense, Hervé Morin, ce dernier a annoncé que le 3e régiment de Hussards, basé à Immendingen ne serait pas, en fait, dissout d'ici à 2012, comme prévu, mais déplacé à Metz. Ceci afin de parfaire l'équilibre au sein de la brigade franco-allemande. Le 3e Hussards, régiment blindé de la Brigade Franco-Allemande, avait déjà quitté sa garnison de Pforzheim pour venir s’installer durant l’été 1996 à Immendingen avec leurs camarades allemands du 295e bataillon d’Artillerie et de la compagnie du Génie. Sans cette décision des deux ministres, les trois-quarts de la brigade auraient été composés d'unités allemandes, compte tenu de la création d'un nouveau régiment allemand à Illkirch-Graffenstaden, au sud de Strasbourg. Synchrone avec son homologue allemand, Karl-Theodor zu Guttenberg, le ministre français considère ainsi que le Corps européen (Eurocorps) et la brigade franco-allemande, qui compte quelque 5 000 hommes, seront de la sorte plus efficaces, plus opérationnelles et plus déployables. Donc les ambitions communes franco-allemandes s'unissent enfin pour orienter ces unités non plus vers le symbole "amitié-franco-allemande-post-deuxième-guerre-mondiale" mais vers leurs capacités opérationnelles. Il est à noter que le 3e Hussard est créé le 10 février 1764, en Moselle, à Phalsbourg par le comte Valentin-Ladislas Esterhazy et était désigné à l'origine sous le nom Esterhazy Houzards. Le comte Esterhazy était, comme Nicolas Sarkozy, d'origine hongroise de deuxième génération. Il y a-t-il là une relation de cause à effet ?
Jean-Pierre Cour