Tiens, voilà que l'UMP s'intéresse à la Grande Région !

Publié le par JPC

Missoffe & JF Copé DRSi la Région lorraine est à la tête de la direction tournante de la Grande Région, historiquement, le parti socialiste ne semblait guère, jusqu'il y a peu, passionné par le sujet. Jean-Pierre Masseret, président socialiste est à la tête de cet espace depuis le 1er janvier dernier. Il tente toutefois aujourd'hui d'assurer cette présidence avec un maximum d'efficacité. Ceci avec le soutien de Jacques Sans. A droite, l'UMP à vu tout le bénéfice qu'il y avait à tirer de cette distance historique. Ainsi, Alain Missoffe, vice-président du Conseil économique, social et environnemental de Lorraine en tant que "personne qualifiée" (puisqu'il a dans la poche un carnet d'adresses bien pourvu), a été nommé par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, secrétaire national du parti présidentiel en charge du suivi de la Grande Région (voir photo). C’est la première fois qu’un parti politique national s’intéresse officiellement à ce sujet. A ce titre, Alain Missoffe siège au bureau politique de l’UMP. Il a dors et déjà rencontré de nombreuses personnalités de la Grande Région, et a été récemment reçu, à  Luxembourg, par le ministre des Finances du Grand Duché, Luc Frieden. Il travaillera également en étroite coordination avec la députée UMP de Moselle, Anne Grommerch, secrétaire nationale aux enjeux transfrontaliers. On se rappelle qu'il avait brigué la feue 8e circonscription de Moselle aux législatives remportées d'une courte tête par Aurélie Filippetti. A l'époque, la direction départementale de l'UMP lui avait mis un candidat dans les pattes pour le faire battre et éviter qu'Aurélie Filippetti ne s'intéresse à la circonscription de Woippy. Mauvais calcul car à la disparition de la 8e circonscription la chose à fait long feu et est aujourd'hui (et au final), la nouvelle cible de la jeune députée. Donc, et pour y revenir, l'UMP se passionne aujourd'hui pour la Grande Région et pour une fois, ce parti donne l'exemple de l'ouverture à l'autre… et même à nos voisins proches se trouvant au-delà de l'hexagone. Avec plus de 96 000 travailleurs transfrontaliers lorrains, le dossier n'est, en effet, pas mince.  

Jean-Pierre COUR

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